Le silence est brisé : la malbouffe en France pose des problèmes de santé majeurs. L’Assemblée a récemment voté un rapport révélateur, soulignant une surconsommation de sel, de gras, de sucre et d'additifs dans les aliments industriels. Sans intervention, la France pourrait faire face à 30 millions d’obèses d'ici 2030.
Agir pour la santé publique
« Reprendre le pouvoir sur nos assiettes » : tel est le cri de ralliement de Loic Prud'homme, député LFI, à l'origine de cette enquête parlementaire. La mauvaise alimentation engendre non seulement le surpoids et l'obésité, mais également des maladies chroniques, un véritable souci pour la santé publique. Le rapport met en lumière l'impact disproportionné de la malbouffe sur les populations à faibles revenus, faisant apparaître une urgence à agir.
Pour remédier à cela, plusieurs recommandations sont émises : promouvoir l'agriculture biologique dans la restauration collective, réguler la publicité pour les produits malsains, informer efficacement les consommateurs et faire du Nutri-Score une obligation. Ce dernier, aujourd'hui optionnel, devrait intégrer des données sur l'origine des produits et une liste complète des additifs.
Réduire les additifs et le sel
Actuellement, 338 additifs alimentaires sont utilisés dans les produits transformés. Le rapport propose de les réduire à 48 d'ici 2025, un niveau équivalent à celui de l'alimentation biologique. Parallèlement, il est suggéré de restreindre les contaminants provenant des emballages, notamment l'interdiction du dioxyde de titane, un additif nocif largement utilisé.
L'Organisation mondiale de la santé recommande de limiter la consommation de sel à 5 grammes par jour. Pourtant, les Français en consomment entre 10 et 12 grammes. La rapporteuse, Michèle Crouzet, met en avant le pain, qui représente à lui seul 30% de l'apport quotidien en sel. Malgré cela, la proposition d'une taxe sur les aliments trop salés n'a pas été retenue.







