Maintenir son cerveau en pleine santé passe par une alimentation adaptée. Qui de mieux qu'une experte en neurosciences pour nous guider sur les choix alimentaires à privilégier pour éviter le vieillissement prématuré ? Le cerveau représente seulement 2 % de notre poids corporel, mais il consomme pas moins de 20 % de l'énergie nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme. Ainsi, bien l'alimenter est crucial, car il déteste les aliments ultra-transformés tout en ayant besoin d'une variété alimentaire.
Des glucides à IG bas : pour carburer
Agnès Nadjar, professeure en neurosciences, affirme que le cerveau se nourrit principalement de glucose. Il est donc essentiel de consommer des glucides provenant de sources peu transformées, qui fournissent une énergie durable. Les frites, bonbons et autres produits sucrés, à l'inverse, ont un effet néfaste sur son fonctionnement.
Son conseil : Pour le petit-déjeuner, optez pour du pain au levain ou des flocons de céréales. Pour le déjeuner, choisissez des féculents comme le quinoa, les pâtes complètes ou le riz brun. Même le soir, une portion modeste de glucides est bénéfique, car c'est durant la nuit que le cerveau traite et mémorise les informations récoltées dans la journée.
Des bonnes graisses : pour structurer
Le cerveau, riche en graisses, nécessite des lipides de qualité. Agnès Nadjar souligne l'importance des oméga-3, des acides gras essentiels qui jouent un rôle crucial dans la santé cognitive. Leur carence durant la grossesse pourrait nuire au développement neurologique de l'enfant, et leur consommation tout au long de la vie est associée à un risque réduit de maladies neurodégénératives.
Son conseil : Consommez un à deux poissons gras par semaine, privilégiant des variétés moins polluées comme les sardines ou les maquereaux, et utilisez des huiles riches en oméga-3 pour assaisonner vos plats.
Des protéines : pour communiquer
Les protéines constituent un autre élément fondamental pour le cerveau car leurs acides aminés participent à la fabrication des neurotransmetteurs, cruciales pour la communication neuronale. Par exemple, la sérotonine apaisante et la dopamine, qui influence la motivation, dépendent des acides aminés présents dans notre alimentation.
Son conseil : Consommez environ 100 g de viande ou de poisson à midi et intégrez des sources de protéines plus légères, comme les œufs ou le yaourt, lors des repas du soir.
Des vitamines et des minéraux : pour fonctionner
Les vitamines du groupe B sont essentielles pour la production des neurotransmetteurs et la formation neuronale. Les antioxydants, tels que les vitamines C et E, protègent le cerveau du vieillissement. Une alimentation équilibrée est donc indispensable pour apporter tous les nutriments nécessaires à son bon fonctionnement.
Son conseil : Misez sur un régime varié incluant fruits, légumes, céréales, légumes secs et produits laitiers pour répondre à vos besoins nutritionnels quotidiens.
Quels sont les aliments à éviter absolument ?
Agnès Nadjar met en garde contre les boissons sucrées et les aliments ultra-transformés, qui, riches en fructose, perturbent les signaux de satiété du cerveau et favorisent l'inflammation. Le sucre raffiné est également à proscrire car il est addictif et peut engendrer des troubles de santé tels que surpoids et obésité.
Notre experte : Agnès Nadjar, professeure de neurosciences à l'université de Bordeaux et chercheuse au Neurocentre Magendie.







