Le magazine a analysé les certifications de 27 tablettes sur le marché dans son édition d'octobre.
Connaissez-vous l'impact environnemental d'une tablette de chocolat ? Depuis sa culture jusqu'à sa transformation et son transport, ce plaisir populaire génère des gaz à effet de serre nuisibles : 17,11 kg d'équivalent CO2 par kilo de chocolat, d'après les données d'Agribalyse, développées par l'Ademe et l'Inrae. De plus, l'exploitation humaine présente des enjeux dramatiques : des milliers d'enfants continuent de travailler dans les plantations de cacao, surtout en Afrique de l'Ouest, comme le dénoncent de nombreuses ONG. Face à cette réalité, le magazine 60 millions de consommateurs éclaircit la question des certifications et des origines des tablettes, dans un banc d'essai mis en avant dans leur dernier numéro sorti le 26 octobre.
Garantir un revenu plus juste aux producteurs
En ce qui concerne l'impact social, les champions du bien-être des producteurs sont les labels du commerce équitable, tels que Fairtrade-Max Havelaar pour le chocolat au lait extra-fin Monoprix, Fair for Life pour le chocolat noir Alter Eco 70%, et le Symbole des Producteurs Paysans (SPP) pour la tablette au lait d'Ethiquable. Ces labels s'engagent à rémunérer les producteurs de manière équitable, particulièrement touchés par l'inflation et les coûts de production croissants.
En revanche, des marques comme Cocoa Life de Mondelez (Milka, Côte d'Or), Cocoa Plan de Nestlé, et d'autres distributeurs tels que Transparence Cacao de U n'offrent pas de garanties claires dans leurs cahiers des charges, les amenant à une moins bonne performance dans le classement de 60 millions de consommateurs.
Peut mieux faire pour l’engagement contre la déforestation
Concernant l'aspect environnemental, le bilan est plus nuancé. Le magazine critique certaines approches durables qui visent à accroître les rendements au détriment de critères écologiques. « L'augmentation des rendements n'améliore souvent pas les critères environnementaux », relèvent nos collègues. Ils pointent la déforestation causée par la surconsommation de cacao, dont certaines régions d'Afrique de l'Ouest subissent les conséquences.
Quid de la composition nutritionnelle ?
Sur le plan nutritionnel, toutes les tablettes analysées affichent un Nutri-Score de D à E. Ce n'est guère surprenant, car leur base, essentiellement composée de beurre de cacao, contient des graisses (surtout chez les versions noires et celles aux noisettes), du sucre (plus élevé dans les versions lactées), ainsi qu'un faible apport en fibres et en protéines. Toutefois, une tendance positive émerge : la majorité des produits ne contiennent qu'un seul additif, généralement de la lécithine de soja ou de tournesol.
Un origine encore floue
Un autre point crucial est l'origine du cacao et des noisettes, souvent mal identifiées. Peu d'emballages précisent clairement leur provenance, laissant les consommateurs dans le flou. Malgré tout, quelques tablettes mentionnent une "appellation d'origine" garantissant que le cacao provient d'un seul pays, sans toutefois garantir la qualité. Les labels SPP, Fair for Life et Bio Partenaire (Carrefour Bio), ainsi que les labels bio (U Bio, Bio Village, Alter Eco) se distinguent en garantissant une production sans phytosanitaires pour les exploitants et les consommateurs.







