optez pour le second vin le moins cher de la carte, au bar ou au restaurant, bonne ou mauvaise idée ? deux chercheurs britanniques ont mené l'enquête.
le 19 mai dernier, les terrasses des restaurants français se sont rouvertes, marquant une nouvelle étape après les confinements. c'est aussi le moment idéal pour s'intéresser à une étude fascinante réalisée par deux économistes britanniques, david de meza et vikram pathania. ils se sont penchés sur le concept de rapport qualité-prix dans les cartes des vins, en analysant un réflexe courant : sélectionner le second vin le moins cher pour éviter l'embarras.
une analyse des prix pratiqués
dans leur étude, les chercheurs ont mis en lumière la tendance des restaurateurs à rehausser les prix des vins les moins chers. pour vérifier cela, ils ont analysé près de 235 cartes de restaurants londoniens. leurs résultats ont révélé que la majoration appliquée au second vin le moins cher était souvent la plus faible. cette stratégie permet aux restaurateurs d'encourager la consommation tout en offrant l'illusion d'une liberté de choix sans l'angoisse du surcoût.
un choix judicieux pour maximiser son expérience
il est intéressant de noter que, tout en constatant que les vins les plus chers ne subissent pas de majorations significatives, leur clientèle, plus avertie, vise des marges plus élevées. ainsi, le second vin le moins cher pourrait offrir un rapport qualité-prix inégalé. cette étude confirme que tirer parti de cette stratégie est une astuce judicieuse pour ceux qui souhaitent savourer de bons vins sans se ruiner. alors que les Français s'apprêtent à retrouver leurs places en terrasse, il est essentiel de faire le bon choix de vin pour juger de l'expérience culinaire.
(1) is the second-cheapest win a rin-off? economic vs. psychology in product-line pricing, par david de meza et vikram pathania.







