Les sodas light, y compris le Coca Light, sont souvent perçus comme des alternatives sans calorie. Toutefois, leur consommation quotidienne est fortement déconseillée par le Dr Laurence Plumey, médecin nutritionniste et fondatrice de la NAPSO-THERAPIE.
Ces boissons, qu'elles soient totalement ou partiellement édulcorées, offrent une réduction significative de la teneur en sucre. Un soda classique pourrait contenir jusqu'à 20 morceaux de sucre par litre, tandis qu'un soda entièrement édulcoré par divers agents comme l'aspartame ou la stévia réduit cette charge à zéro.
Coca light : zéro sucre, mais pas inoffensif
Cependant, le Dr Plumey alerte : « Considérer ces sodas comme un substitut hydratant à l'eau est une erreur. L'eau doit rester la boisson incontournable à chaque repas ».
Les boissons édulcorées, bien qu'attrayantes, possèdent un pH acide nuisible pour la santé dentaire, détériorant l'émail. De plus, elles peuvent accroître l'attrait pour le sucré, incitant à des choix alimentaires moins sains et à la consommation excessive de sucreries.
Les inquiétudes liées aux édulcorants
La sécurité des édulcorants employés dans ces boissons est un sujet de débat. Bien que le risque de cancer soit écarté, le Dr Plumey souligne que ces molécules pourraient perturber notre microbiote intestinal, essentiel à la digestion et au métabolisme des glucides.
Une ingestion fréquente de sodas light pourrait ainsi accroître le risque d'obésité et de diabète de type 2. L'American Heart Association préconise de limiter leur consommation pour prévenir ces problèmes de santé.
« Il est impératif de considérer ces boissons comme des choix occasionnels, malgré leur promesse de zéro calorie et de sucre », conclut le Dr Plumey.
Sources :
(1) Lichtenstein, A. et al. (2018). Low-Calorie Sweetened Beverages and Cardiometabolic Health: A Science Advisory From the American Heart Association. Circulation.
*Auteure du livre NAPSO-THERAPIE. Nutrition - Activité Physique - Sommeil. Editions Eyrolles, 24,90 €.







