Les vins effervescents s’imposent face aux champagnes
Avec une offre variée et des tarifs accessibles, les vins effervescents, notamment les crémants, prennent de l'ampleur sur le marché.
Laurent Foubert, caviste à Paris, souligne l'évolution des goûts : "Les clients sont lassés des champagnes d'entrée de gamme. Ils cherchent à explorer d'autres options." Isabelle, une habituée de la boutique, confirme cette tendance. Après avoir dégusté du crémant d'Alsace Pierre-Pascal Zink, elle repart avec joie et 18 bouteilles de ce délicieux vin à 11 euros chacune. "Pour ce prix, je suis certaine de faire le bon choix," dit-elle. Selon le caviste, le crémant renoue avec la prestige dont il avait été écarté.
Une montée en puissance impressionnante
Les crémants, notamment ceux d'Alsace, connaissent un succès grandissant. Depuis l'an 2000, les ventes de crémants en Alsace augmentent de 1 million de bouteilles chaque année, atteignant plus de 26 millions aujourd'hui. En comparaison, la Bourgogne et la Loire suivent de près avec respectivement 15 millions et 19 millions de bouteilles, dont une part significative est exportée.
Variété et originalité des effervescents
La diversité des cépages offre un choix varié selon les régions : le chenin en Loire, le chardonnay en Bourgogne, ainsi que le pinot blanc, pinot noir et riesling en Alsace. Depuis 2006, près de 62 % des volumes de vins pétillants consommés en France ne sont pas des champagnes. Les producteurs innovent, offrant des crémants blancs, rosés et même rouges. Une soirée mémorable avec un crémant rouge du château La Rochette a ressuscité l'intérêt pour ces variétés hors du commun.
À l'international, l'Italie se distingue également avec le Franciacorta, un spumante d'une grande renommée, tandis que d'autres pays comme la Nouvelle-Zélande et l'Uruguay commencent à se faire un nom dans le domaine des vins effervescents. Lors d'un récent concours à Dijon, des vins brésiliens ont suscité un réel engouement.







