Le marché des produits biologiques prend de l'ampleur parmi les consommateurs français. Selon le baromètre annuel de l'Agence bio, publié le 4 février, 46% des Français ont intégré au moins une fois par mois des aliments bio dans leur alimentation en 2009, une légère hausse par rapport à 2008 où ce chiffre était de 44%. La crise économique n'a pas freiné cet engouement, avec 84% des acheteurs continuant à dépenser comme auparavant, et 10% allant même jusqu'à augmenter leur budget.
Une consommation en pleine croissance
Depuis 2007, le nombre de consommateurs acharnés a connu une progression notable de 4%. En 2009, 9% des personnes interrogées ont déclaré consommer ces produits quotidiennement, en hausse par rapport aux années précédentes (8% en 2008 et 6% en 2007).
Prévisions de consommation et rayons à surveiller
Les projections pour l'avenir sont également prometteuses : 71% des consommateurs prévoient de maintenir leur niveau d’achat de produits bio, et 25% envisagent d'augmenter leur consommation. Les catégories de produits qui devraient bénéficier de cette dynamique incluent les fruits et légumes, la volaille, le bœuf, le porc ainsi que la charcuterie et l’agneau. En 2009, des segments tels que les compléments alimentaires (14%), le lait (13%) et le pain (12%) ont attiré le plus grand nombre de nouveaux adeptes.
Motivations d'achat et perceptions
Les produits bio les plus populaires en France comprennent les fruits et légumes (71%), les œufs (62%) et certains articles d'épicerie comme les huiles et les pâtes (56%). Pour leurs achats, 72% des consommateurs se dirigent vers les grandes et moyennes surfaces. Le logo AB reste un repère essentiel pour 85% d'entre eux, bien que la mention "issu de l'agriculture biologique" ait perdu de son importance depuis 2008 (49% contre 67%).
La principale motivation pour consommer bio demeure la santé (95%), tandis que la préservation de l'environnement (94%) a gagné en importance par rapport à l'année précédente. En revanche, le prix constitue un frein : seulement 39% des Français jugent acceptable de débourser davantage pour ces produits, avec une disposition à payer jusqu'à 11% de plus.
Cet état des lieux, réalisé du 26 au 30 octobre 2009 auprès d'un échantillon représentatif de 1 015 personnes, témoigne d'une évolution significative des habitudes alimentaires dans l'Hexagone.







