Samedi soir, au restaurant
Dans l’obscurité du samedi soir, un imprévu peut bouleverser une soirée. Vers 21 heures, j’arrive au quartier de la gare de Rennes sans plan précis. À l'hôtel Kyriad, on me recommande un bistrot, Le Galopin. Je choisis une table, face à un pilier et un voisin imposant. En dînant seul, l’ambiance devient un mélange vibrant de murmures et de conversations.
Les tables alentours révèlent une palette d’histoires : couples en quête de réconciliation, fiancées testant leur partenaire. Le personnel se réjouit d’avoir un public prêt à savourer chaque instant, balançant des "bon appétit!" pour égayer les soirées. En cuisine, le chef Sébastien Guihard s’affère, révélant des plats qui ont du caractère : sole à la plancha, filet de bar grillé, et magret de canard accompagné de pulpe d’ananas.
Bien que certains plats évoquent déjà-vu et déjà-mangé, chaque assiette arrive avec une envie de se faire remarquer. L’expérience du restaurant devient ludique, semblable à une croisière pour échapper à l’ennui urbain. La sole à la plancha se révèle délicate, tandis que le bourgogne blanc apporte son thermomètre. À la fin du repas, le directeur de salle propose une roulette pour gagner un petit livre, Le Galopin, mode d'emploi, rédigé par Ar Furlukin lui-même, qui offre une vue originale sur son monde.
Dans son livre, il note les clients, eux aussi intrigants : dames seules, footballeurs, princes, infirmières en fête. Les anecdotes foisonnent, dévoilant une société réunie autour de ce petit miracle culinaire. Au Galopin, les clients clôturent leur semaine avec des rires et des récits, engrangeant des souvenirs au gré des plats.
Le Galopin, 21, avenue Janvier (02 99 31 55 96). Environ 30 euros.
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Ligne directe : 01 57 08 55 19.







