Dans sa dernière édition de juin, 60 millions de consommateurs a effectué une analyse minutieuse des eaux aromatisées et des thés glacés. Les résultats révèlent que, sous les étiquettes séduisantes, se cachent souvent des ingrédients peu recommandables.
Avec l'arrivée des beaux jours, la tentation de se désaltérer avec des boissons rafraîchissantes s'accentue. De nombreux consommateurs se tournent vers des sodas ou des jus de fruits allégés, mais la recherche d'alternatives plus « naturelles » peut mener à des choix trompeurs. L'étude comparative de 60 millions de consommateurs démontre que les eaux aromatisées et les thés glacés ne sont pas toujours aussi bénéfiques qu'on pourrait le croire.
Une consommation cachant un excès de sucre
À travers 39 produits commercialisés, l'enquête a mis en lumière la teneur en sucre alarmante de certains thés glacés. Sur 14 échantillons testés, 9 ont reçu un Nutri-Score D et un produit a même été noté E, ce qui signifie qu'ils sont à consommer avec précaution ou exceptionnellement. Par exemple, le thé Snapple révèle qu'une portion de 20 cl contient 17 g de sucre, représentant un tiers de l'apport quotidien recommandé.
D'autres boissons comme San Pellegrino Limonata affichent également un taux élevé, avec 15,6 g de sucre pour 20 cl, ce qui équivaut à plus de deux morceaux de sucre. Le thé gazeux Galvina est également critiqué pour avoir un nombre de calories supérieur à la limite de 40 kcal, classé en dehors des boissons « faibles en calories ».
Des édulcorants à surveiller
Pour contourner le sucre, de nombreux fabricants se tournent vers des édulcorants tels que les glycosides de stéviol, l'acésulfame K et le sucralose. Bien qu'ils soient plus doux, leur efficacité sur la régulation du poids reste en question. Comme l'affirme 60 millions de consommateurs, aucune étude concluante n'a prouvé leurs bénéfices ou leurs risques pour la santé humaine.
Des recherches animales soulèvent des inquiétudes concernant les effets négatifs potentiels sur la microbiote intestinale et éventuellement sur des risques carcinogènes. Il est donc recommandé de ne pas considérer ces boissons édulcorées comme un substitut à l'eau et d'encourager la modération.
Des ingrédients souvent trompeurs
Un autre point inquiétant de cette analyse est la présence fréquente d'additifs dans ces produits. En plus des édulcorants, des acidifiants et antioxydants sont couramment trouvés, comme dans le Lipton Zéro. Afin de masquer une faible content en fruits, on ajoute des arômes naturels ou de synthèse, ce qui peut tromper le consommateurs sur la véritable composition du produit.
Les consommateurs doivent à cet égard prêter attention aux étiquettes. L'étiquette « arôme naturel » n'indique pas forcément une origine saine. En réalité, des substances chimiques peuvent en être issues, ce qui s'éloigne des attentes initiales. En tenant compte de l'analyse, seules trois marques, dont Perrier avec sa saveur citron vert, se démarquent par leur qualité.
Pour plus de détails, l'intégralité de l'enquête est disponible dans le dernier numéro de 60 millions de consommateurs, en kiosque.







