Le 22 janvier, Santé publique France a révélé ses toutes nouvelles recommandations en matière d'alimentation et d'activité physique. Enrichies de divers groupes alimentaires, elles invitent désormais à intégrer non seulement cinq fruits et légumes par jour, mais aussi des légumineuses, des céréales complètes et des fruits à coque.
« Aider la population à faire les meilleurs choix alimentaires et à adopter un mode de vie plus actif » : c'est ainsi que l'agence définit l'objectif de ces révisions, marquant la fin des instructions bien connues comme « manger 5 fruits et légumes par jour » et « manger bouger » qui avaient prévalu pendant près de deux décennies.
Des orientations simplifiées
Santé publique France a testé ces nouvelles recommandations auprès d'échantillons variés de la population de 18 à 64 ans, ainsi que de professionnels de la santé et du social. Les aliments ont été regroupés en trois catégories : augmenter, aller vers, et réduire.
Anne-Juliette Serry, responsable de l'Unité Alimentation et Activités physiques, affirme : « Nous avons choisi de proposer de grandes orientations plutôt que des objectifs précis. Ces formulations sont considérées comme moins contraignantes, permettant un changement progressif aligné avec le rythme de chacun. »
D'augmenter
- Les fruits et légumes
- Les légumineuses (lentilles, pois chiches, flageolets)
- Les fruits à coque (amandes, noix...) non salés
- La cuisine maison
- Une activité physique « dynamique », environ 30 minutes par jour
D'aller vers
- Les céréales complètes (pains, pâtes, riz, semoule)
- Une alternance entre poissons gras et maigres
- Une consommation modérée de produits laitiers
- Les huiles de colza, d'olive et de noix
- Privilégier les produits de saison et locaux
- Opter pour des aliments biologiques
De réduire
- La viande rouge (boeuf, veau, agneau, porc), maximum 500 g par semaine
- La charcuterie, limitée à 150 g par semaine
- Les produits et boissons sucrés
- Les aliments salés
- L'alcool
- Le temps passé assis
L'appui du Nutri-Score
Pour accompagner les consommateurs dans leurs choix alimentaires, Santé publique France promeut également le Nutri-Score. Cet outil, qui utilise un code couleur, permet d'évaluer la qualité nutritionnelle des produits. Cependant, son adoption reste fonction de la volonté des industriels, et son utilisation n'est pas encore généralisée. Les directives spécifiques pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées seront publiées ultérieurement.







