Emeric Bossis, le créateur de l'entreprise Re-Bon, s'est engagé à réduire le gaspillage alimentaire en recyclant le pain invendu en farine. Située dans le Jura, son initiative révolutionne la manière dont nous percevons le pain de notre table.
Une baguette jetée, un impact environnemental dévastateur
Le projet Re-Bon repose sur un constat alarmant : 300 000 tonnes de pain sont gaspillées chaque année en France. "Une baguette de 250 g équivaut à 175 g de CO2 et gaspille 250 litres d'eau, soit l'équivalent d'une baignoire remplie", explique Emeric. Chaque semaine, son équipe collecte des pains invendus dans les boulangeries locales, les broie et les transforme en farine de pain torréfiée. En un an, Re-Bon a réussi à sauver 6 tonnes de pain pour aider à lutter contre ce phénomène. "Nous récupérons entre 150 kg et 225 kg de pain chaque semaine, ce qui représente environ 600 à 900 baguettes", ajoute-t-il.
Une initiative née d'un choc personnel
Ce projet anti-gaspillage a vu le jour pendant le premier confinement, alors qu'Emeric travaillait comme professeur de sport. "En distribuant des repas dans un Ehpad, j'ai été choqué par le gaspillage. J'ai donc décidé d'agir", raconte-t-il. Abandonnant son métier, il s'est lancé dans l'entrepreneuriat. D'abord en produisant des biscottes, il a ensuite évolué vers la farine. Actuellement, cette dernière est utilisée pour créer des biscuits apéritifs aux herbes de Provence et pour élaborer de nouveaux pains, notamment dans la boulangerie Le four à bois à Vannoz. Le cercle vertueux de la récupération est désormais bien établi.







