Le roquefort AOP a récemment été classé avec un Nutri-Score de E. Cela signifie-t-il qu'il doit disparaître de notre alimentation ? La réponse mérite d'être explorée.
Introduit en 2017, le Nutri-Score évalue les produits alimentaires selon leurs qualités nutritionnelles. L'échelle va de A à E. Cependant, en début d'année, l'algorithme utilisé pour ces évaluations a été modifié, entraînant une réévaluation de nombreux produits, dont le roquefort AOP, qui a reçu la note la plus basse (E).
Face à cette dégradation, les professionnels du secteur n’ont pas tardé à réagir. Sébastien Vignette, secrétaire général de la Confédération générale de roquefort, a déclaré : "C'est une mise à jour sans remise en question fondamentale. Cela favorise les produits ultratransformés, qui peuvent modifier leur composition pour améliorer leur note." En conséquence, les producteurs demandent une exemption d'étiquetage pour le Nutri-Score, affirmant qu'il n'est pas adapté aux produits classés AOP.
Les vertus nutritionnelles du roquefort
Le roquefort est élaboré à partir de lait cru et entier de brebis, avec une texture persillée. Sur le plan calorique, il se défend mieux que des fromages comme le gruyère, le parmesan et le comté, affichant 384 Kcal pour 100 grammes. Cependant, il se classe comme plus calorique que la feta ou le camembert.
En termes de micronutriments, ce fromage est une excellente source de calcium (660 mg pour 100 grammes) et de phosphore (392 mg pour 100 grammes), deux éléments essentiels pour la santé des os et des dents, alors que les apports recommandés sont respectivement d'environ 1000 mg et 750 mg par jour pour un adulte.
De plus, le roquefort contient de la vitamine B9 (acide folique), avec environ 29 µg pour 100 grammes, un nutriment essentiel pour la croissance et le renouvellement cellulaire. Toutefois, son consumption est déconseillée pendant la grossesse en raison de l'utilisation de lait cru.
Source : Anses







