C’est bon, Bon ? Temps de lecture : 3 min. 56
Le restaurant Bon, situé au 25, rue de la Pompe dans le 16ème arrondissement de Paris, fait un retour flamboyant. Reimagined avec une touche de créativité par Philippe Starck, cet espace allie esthétique ludique et ambiance années 1980, avec ses murales, lustres en Murano, et son éclairage rythmé, créant ainsi une atmosphère unique et chaleureuse.
Une réputation à défendre
Le choix d'un nom aussi audacieux que 'Bon' peut s'avérer risqué. Cela rappelle comment un jeune talent pourrait malaisément porter le poids d'un patronyme célèbre. En somme, la réputation du restaurant est en jeu, attendue par une clientèle curieuse avec un mélange d'appréhension et d'enthousiasme face à l'assiette.
Une ambiance accueillante
L'accueil est rempli de gentillesse, même si le charme peut parfois paraître forcé. La clientèle, décontractée, attire des habitués, parfois même en chaussons. Les débuts du lieu, marqués par la créativité du chef Jean-Marie Amat, semblent désormais s'orienter vers une cuisine plus asiatique, un choix qui peut désorienter une partie de la clientèle parisienne peu familiarisée avec ces saveurs.
Un menu inspirant mais inégal
La carte présente un choix minimaliste, rappelant celle des célèbres établissements Costes, mais avec une touche de fraîcheur. Les nems, bien que croquants, semblent déconnectés du reste du menu. Parmi les plats plus audacieux, la sole au caramel et citron se présente comme une belle oeuvre, mais manque de profondeur et d’innovation dans sa réalisation. Quant au dessert, une panacotta masquée à la rose, elle laisse un goût de carnaval pour une addition finale s'élevant à 195 euros pour deux, témoignant d'un rapport qualité-prix préoccupant.







