L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a récemment conclu que l'aspartame, un édulcorant artificiel largement utilisé, ne pose pas de risque pour la santé des consommateurs. Cette évaluation approfondie fait suite à une étude exhaustive de la littérature scientifique et des données disponibles.
Une évaluation scientifique rigoureuse
L'EFSA a examiné en détail toutes les données scientifiques concernant l'aspartame et ses composés de dégradation. Dans son avis préliminaire, elle certifie que la consommation actuelle d'aspartame ne constitue pas un risque toxique pour les consommateurs. Le communiqué de l'agence précise que la dose journalière acceptable (DJA) est considérée comme sûre pour l'ensemble de la population, l'exposition au produit étant inférieure à cette limite.
Dose journalière acceptable : des niveaux rassurants
Depuis 1975, l'Organisation mondiale de la santé a fixé la dose journalière acceptable à 40 mg par kilogramme de poids corporel. Pour un adulte moyen de 70 kg, cela représente environ 2,8 g par jour. L'EFSA souligne que pour dépasser cette limite, une personne devrait consommer une quantité exceptionnellement élevée d’aliments ou de boissons contenant de l'aspartame, tels que 12 canettes de soda light chaque jour, ce qui reste largement improbable dans la réalité.
Des précautions pour les femmes enceintes
Malgré ces conclusions rassurantes, des préoccupations subsistent quant à l'impact de l'aspartame sur des groupes spécifiques, notamment les femmes enceintes. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation a ainsi conseillé une prudence particulière concernant l'utilisation de cet édulcorant par les femmes enceintes, considérant qu'il n'apporte "aucun intérêt nutritionnel" pour elles.







