La fusion entre science et gastronomie ouvre un champ infini de possibilités. Raphaël Haumont, chercheur en physico-chimie, souligne que cuisiner est en réalité un exercice scientifique. En effet, chaque plat est le résultat de réactions physiques et chimiques, qu'il s'agisse de température, de pression ou de fermentation.
Une approche méthodique pour maîtriser la cuisine
Dans un monde où la précision est primordiale, comprendre les propriétés des ingrédients permet d'éviter les erreurs et de reproduire des plats avec succès. Par exemple, le contrôle précis de la température est crucial pour réaliser des sauces délicates. En utilisant un thermomètre, il est possible d'atteindre la température idéale qui garantit la qualité. Pour la viande, des enzymes de fruits comme la papaye ou le kiwi peuvent être utilisées pour attendrir les fibres, offrant une alternative à la méthode traditionnelle de frappe.
Innover pour le goût et la santé
Les outils scientifiques permettent également d'améliorer les saveurs. Par exemple, au lieu de réduire une sauce par la chaleur, la cryoconcentration permet de préserver les arômes fragiles grâce à un processus de refroidissement. Une autre technique novatrice est de dissoudre la coquille des œufs dans du vinaigre, ce qui permet aux œufs de s'imprégner de nouvelles saveurs.
Vers une cuisine plus saine
Enfin, innover en cuisine signifie aussi repenser des recettes classiques pour les rendre plus saines. Par exemple, réduire le nombre de jaunes d'œufs dans une crème anglaise tout en maintenant la texture est une démarche prometteuse. Des travaux sur les pectines permettent de créer des confitures sans sucre ajouté, offrant une alternative savoureuse et moins calorique à nos préparations habituelles.







